Nutrition et Obésité: Mesure 2008 de la santé publique

Publié le par My personnal Coach (Deshais Franck)

Nutrition et obésité :
Nouvelles mesures pour 2008
&
Évaluation des messages accompagnant les publicités de l’industrie agro-alimentaire

Dossier de presse
Contact Presse – Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
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Sommaire
I- Nutrition, surpoids et obésité : contexte
1. Données générales sur la nutrition et la santé
2. Le surpoids et l’obésité en France
II- Les Plans nationaux nutrition santé
1. Bilan du Plan national nutrition santé 2001 - 2005 (PNNS 1)
2. Le Plan national nutrition santé 2006 - 2010 (PNNS 2)

En lien: pour aller plus loin: le dossier complet comprenant les chapitres énoncés ici + ceux qui suivent:
III- Les mesures mises en oeuvre pour 2008
1. Réunion de concertation sur la publicité pour les aliments et les boissons
diffusée au cours des programmes télévisés pour les enfants dès la
première semaine de mars
2. Nouvelles recommandations nutrition appliquées à la restauration
scolaire
3. Incitation au retrait des confiseries et des sucreries aux caisses
4. Installation de l’observatoire de la qualité alimentaire
IV- L’évaluation des messages sanitaires accompagnant les publicités de
l’industrie agro-alimentaire
1. Synthèse de l’étude menée par l’Institut de prévention et d’éducation
pour la santé
2. Etude complète




I- Nutrition, surpoids et obésité : contexte
1- Données générales sur la nutrition et la santé

›La santé et la nutrition
La nutrition est l’un des facteurs majeurs contribuant à la survenue de diverses pathologies.
Elle n’est pas l’unique cause de ces pathologies, mais en constitue un facteur favorisant, essentiel parmi d’autres facteurs d’environnement ou génétique. C’est un facteur pour lequel
il est possible d’intervenir.

Si la nutrition représente un facteur de risque, elle peut aussi être un facteur de protection. Les grandes carences alimentaires, qui persistent dans de très nombreux pays en développement, conduisent à des malnutritions. Ces tableaux cliniques sévères, dont les images ont été largement médiatisées, ont, hors cas très particuliers, disparu en France et dans les pays industrialisés.

La relation entre nutrition et santé est maintenant, dans nos sociétés industrialisées, d’une nature différente. Il s’agit le plus souvent d’excès, les carences ne concernant que des groupes particuliers (personnes âgées en institution, populations en situation de grande précarité, par exemple).
L’alimentation et l’état nutritionnel qui en résulte participent de façon majeure à la survenue des maladies les plus répandues.


De nombreux facteurs influencent l’apparition des principales pathologies qui touchent les Français (maladies cardiovasculaires, cancers, obésité, diabète, ostéoporose…). Ils sont en partie liés à l’environnement et au mode de vie : tabagisme, alcoolisme, insuffisance d’exercice physique…

Parmi ces facteurs, il est aujourd’hui bien établi que l’alimentation joue un rôle essentiel.
Ce point est d’autant plus important que l’alimentation est un facteur sur lequel les possibilités d’intervention existent tant à niveau individuel qu’en termes de santé publique et de prévention (information sur la composition d’un régime alimentaire quotidien équilibré, renforcement de la formation des professionnels de santé, amélioration de la restauration scolaire…).

›Les principaux chiffres relatifs à la nutrition en France
Il est aujourd’hui parfaitement établi que l’alimentation et l’état nutritionnel participent de façon essentielle au développement et à l’expression clinique des maladies qui sont aujourd’hui les plus répandues en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés :

♦ Près d’un adulte sur 5 présente une cholestérolémie supérieure à 2,50 g/l.
Les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux…) sont aujourd’hui la première cause de mortalité en France (32 % des décès), à l'origine de près de 170 000 décès chaque année.
♦ Les tumeurs malignes représentent 29 % de l’ensemble des décès chez l’homme et 23 % chez la femme. Le nombre de nouveaux cas est estimé 280 000 par an. La nutrition intervient sur certains types de cancers (notamment oropharyngés et digestifs)
L’ostéoporose, qui entraîne une fragilité osseuse exposant les patients à un risque de fractures (en particulier du col du fémur) concernerait 10 % des femmes à 50 ans, 20 % à 60 ans et 40 % à 75 ans.
♦ La prévalence du diabète, tous âges confondus, est estimée entre 2 % et 2,5 % de la population générale (plus de 80 % des diabètes sont liés à des surcharges et à des déséquilibres nutritionnels).
♦ L’hypercholestérolémie concerne près d’un adulte sur cinq (supérieure à 2,50 g/1).


2- Le surpoids et l’obésité

›La surcharge pondérale et l’obésité
L’obésité correspond à une augmentation excessive de la masse grasse de l’organisme dans une proportion telle, qu’elle peut avoir une influence sur l’état de santé (IOTF, 1998).

La mesure de référence internationale actuelle est l’indice de masse corporelle (IMC) [ou indice de Quételet ou Body Mass Index (BMI)], égal au rapport du poids (en kg) sur le carré de la taille (en mètres) (IMC = P/T2 en kg/m2).
Ce choix repose principalement sur les associations entre, d’une part IMC et pourcentage de
graisse corporelle, et d’autre part IMC et taux de mortalité.


Chez l’adulte, on considère actuellement que :

♦ l’intervalle de l’IMC associé au moindre risque pour la santé est situé entre 18,5 et
24,9 kg/m2 ;
♦ le « surpoids » correspond à l’intervalle d’IMC entre 25 et 29,9 kg/m2 ;
♦ « l’obésité » est définie par un IMC > ou = 30 kg/m2 quels que soient l’âge et le sexe;
♦ « l’obésité sévère » par un IMC supérieur à 35 kg/m2 et inférieur à 40 kg/m2 et
♦ « l’obésité massive » par un IMC supérieur à 40 kg/m2.

Certaines limitations de l’utilisation de l’IMC sont à mentionner. Sur de larges échantillons, il existe en général une bonne corrélation entre l’IMC et le pourcentage de graisse corporelle.
Cependant, lors de comparaisons entre populations très différentes, l’IMC qui est avant tout une mesure de corpulence ne renseigne qu’imparfaitement sur la composition corporelle (masse grasse, masse maigre).
D’autre part, l’IMC ne mesure pas la répartition du tissu adipeux dont dépend, en partie, le risque de complications associées à l’obésité.
C’est notamment le cas de l’adiposité abdominale, mesurée par le tour de taille ou par le rapport tour de taille/tour de hanches, qui est associée à une augmentation de la mortalité cardiovasculaire.
Chez l’enfant, l’obésité peut se définir par des valeurs supérieures au 97e centile de la distribution de l’IMC pour une classe d’âge donnée (WHO, 2000) ; par exemple, à l’âge de 10
ans, l’obésité est définie, en France, par une valeur de l’IMC supérieure ou égale à 20 kg/m2 (valeur correspondant, à cet âge, au 97e centile de la population de référence française).

›Les pathologies liées à l’obésité
Reconnue par l'OMS comme une maladie grave à l'origine de complications sévères parfois
mortelles, l’obésité est un enjeu majeur de santé publique à l’échelon mondial.
Plus la quantité de graisses dans le corps est importante, plus l’organisme a besoin d’insuline.

Au-delà d’un seuil, la production d’insuline est dépassée, c’est le développement du diabète :


›Une personne obèse a trois fois plus de risque d’être diabétique qu’une personne non obèse.
Plus de 80% des diabètes de type 2 peuvent être attribués à l’obésité.
L’excès de sucre expose alors à l’hypertension artérielle (HTA), aux infarctus cardiaques, aux
accidents vasculaires cérébraux (AVC), à des problèmes d’ophtalmologie et des risques de plaies cutanées notamment des pieds.

Les problèmes respiratoires concernent les apnées du sommeil (pauses respiratoires de 5 ou 10 secondes avec 20 à 30% des sujets obèses (1/4) qui souffrent d’apnées du sommeil. Les problèmes rhumatologiques peuvent être très handicapants, avec des douleurs fréquentes et des lésions d’arthrose sur les hanches, genoux et vertèbres.

L’excès de graisses dans le sang, avec hypercholestérolémie, souvent associée à l’obésité renforce les risques cardiovasculaires. L’excès de graisses dans les veines est à l’origine de jambes lourdes, de varices et de phlébites altérant la qualité de vie.

Différentes études montrent une relation entre excès de poids et tous les types de cancer chez l’homme, en particulier de l’estomac, et de la prostate ou du rein chez l’homme ou du sein et de l’utérus chez la femme.
Le risque opératoire est majoré par l’existence d’une obésité et de ses complications.


›Evolution du surpoids et de l’obésité en France
Les résultats de deux études, l’enquête nationale nutrition santé – ENNS – réalisée par  l’Institut de veille sanitaire – INVS - et une autre de l’Institut national du cancer- INCA - réalisées en 2006-2007 montrent :

♦ une prévalence de l’obésité adulte (IMC1 > 30 kg/m2) de 16,9% et de surpoids (25,0 kg/m2 ≤ IMC ≤ 29,9 kg/m2, obésité non incluse) de 32,4% ;
un pourcentage d'obèses semblable chez les hommes et les femmes mais une prévalence de surpoids plus élevée chez les hommes ;
♦ une prévalence de l'obésité chez les enfants de 3 à 17 ans de 3,5% et celle de surpoids de 14,3%, identique chez les garçons et les filles ; une prévalence de l’obésité qui augmente avec l'âge pour atteindre 24% chez les 55-74 ans chez les hommes et les femmes ;
♦ une prévalence de l'obésité sévère (indice de masse corporelle > 35 et <40) à 3,4%. Il n'existe pas de chiffres antérieurs obtenus dans les mêmes conditions et permettant une comparaison directe.



Les études OBEPI (enquête INSERM/SOFRES/ROCHE ) menées tous les 3 ans depuis 1997 sur un échantillon national d’adultes (par déclaration téléphonique) donnent en 2006 une prévalence de l'obésité de 12,4%, avec, entre 2003 et 2006, une tendance au ralentissement de la courbe de prévalence d'obésité. Cette tendance est confirmée par une analyse dans les centres d'examen de santé du Centre Ouest depuis 1995 (plus de 330 000 sujets au total).

Les études montrent que le ralentissement observé concerne essentiellement les catégories aisées de la population.
Une étude menée avec l'Education nationale chez les enfants de CE1-CE2 âgés de 7 à 9 ans montre une prévalence stable du surpoids à 18,1% et de l’obésité à 4%. Comme pour les adultes, il existe une différence entre les enfants issus de catégories aisées pour lesquels la tendance est à la diminution et ceux issus de catégories défavorisées dont la fréquence d'obésité continue à croître légèrement.

A noter enfin que cette stabilisation mise en évidence chez les enfants est réalisée à un niveau de prévalence qui comparée à celle existant dans les autres pays européens demeure moins élevée.

1 IMC poids (en kg) / taille au carré (en m2)
2 Chez l'enfant, l'obésité est définie selon des courbes, en fonction de valeurs de l'indice de  Masse corporelle - IMC - qui varient selon l'âge et le sexe.


Le rapport de la DREES « L’état de santé de la population en France » de 2007 note que les évolutions des années 2000 ne montrent pas d’infléchissement mais plutôt une augmentation de l’obésité en particulier chez les femmes.

Il est donc prématurité d’affirmer la stabilisation de l’obésité infantile :
il ne s’agit pour l’instant que de tendances statistiques affirmées sur deux mesures successives dans le temps. Une troisième mesure a minima est impérative pour affirmer une stabilisation.
Derrière cette stabilisation apparente globale se cache un creusement des inégalités socio-économiques particulièrement préoccupantes.
Les nouveaux objectifs du PNNS qui vont prochainement être redéfinis tiendront compte de ces résultats.


›Quelques chiffres concernant l’Union Européenne
La France, les Pays-Bas et la Suède sont les pays où la prévalence de l’obésité infantile est la moins importante.
Pour les adultes, en Allemagne, 20 % des adultes souffrent d’obésité, avec 66 % des hommes et 51 % des femmes en surpoids (étude 2005 – 2007).
75 millions d'enfants vivent dans l'Union européenne : 22 millions sont en surpoids, soit 29 % d'entre eux et 5,1 millions sont obèses, soit 6,8 % d’entre eux.
Il y aurait 300 000 enfants obèses supplémentaires en Europe tous les ans (données de l'organisation internationale pour l'étude de l'obésité - OIEO),
En Suède, 17,6 % des garçons et 27,4 % des filles de 6 à 11 ans sont en surpoids (étude - IASO - International Association for the Study of Obesity), les filles de 4 ans ont 6 fois plus de risque d'être obèses aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
Au Royaume-Uni, une des nations les plus touchées en Europe, 29 % soit 1 enfant ou adolescent sur 3 est en surpoids ou obèse.





II- Les plans nationaux nutrition santé
1- Bilan du Plan national nutrition santé 2001-2005

Le Programme national nutrition santé avait dès 2001 fixé des objectifs chiffrés relatifs à la nutrition et l’alimentation des français dont les principaux avaient été intégrés dans la loi du 9 août 2004 sur la politique de santé publique.
Parmi ces objectifs figuraient la question de l’obésité : il s’agissait de diminuer de 20% la prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’adulte et de stabiliser l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants.
Cependant, la question de l’obésité ne saurait résumer l’ensemble de la problématique de la relation entre nutrition et santé, la nutrition intervenant comme déterminant des principales pathologies chroniques qui touchent la population : maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle, diabète de type 2, divers cancers, ostéoporose, déficience en fer, dénutrition des personnes âgées…

›Les résultats :
Le 12 décembre 2007, s’est tenu à Paris un colloque qui a réuni plus de 600 professionnels. Les résultats de deux grandes enquêtes nationales, menées par l’Institut de veille sanitaire et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments sur des échantillons nationaux représentatifs de la population française âgée de 3 à 75 ans, ont été présentés.

Parmi les avancées :

♦ la stabilité de la prévalence du surpoids et de l’obésité de l’enfant : les données nationales et régionales semblent démontrer que l’on s’approche de cet objectif avec, au niveau national, 3,5% d’obésité et 14,3% de surpoids. Ces résultats peuvent être encourageants par rapport aux autres pays européens.
Toutefois ce niveau de prévalence n’est pas acceptable en termes de prédisposition à des problèmes de santé ultérieurs.

♦ l’objectif fixé pour la consommation de fruits et légumes était de passer de 60 à 45% de petits consommateurs. La consommation moyenne de fruits progresse chez les adultes sans diminuer chez les enfants et la consommation de légumes se stabilise. Le résultat dépasse l’objectif avec 35% de petits consommateurs seulement (un petit consommateur consomme moins de 3,5 portions de fruits et légumes par jour).

♦ l’objectif de consommation moyenne de sel de 8g/j est presque atteint. Il y a une diminution de la consommation de sel de plus de 5% depuis 1999 et la fréquence des « gros consommateurs » de sel (qui dépassent 12g/j) est passée de 15,8 à 10,5% chez les hommes et de 2,2 à 1,7% chez les femmes.

♦ La prévalence de l’anémie par carence en fer parmi les femmes en âge de procréer est de 3%, et conforme à l’objectif visé.

♦ L’activité physique chez les femmes : près des deux tiers parviennent à une activité d’au moins 30 minutes par jour correspondant au repère retenu. Les deux tiers des hommes parviennent aussi à ce repère. Parmi les points où les avancées sont insuffisantes :

♦ La prévalence de l’obésité chez l’adulte, 16,9% ainsi que du surpoids à hauteur de 32,4%. Ces chiffres ne sont de fait pas comparables aux données antérieures car, dans les deux nouvelles enquêtes, poids et taille ont été mesurés alors qu’auparavant ils étaient déclarés par les enquêtés. Ce chiffre n’est pas satisfaisant, même si la tendance s’améliore puisque l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité ralentit. On ne peut s’en contenter, l’excès de poids étant un facteur de risque important de maladies chroniques.

♦ La consommation de féculents demeure insuffisante, avec notamment une tendance à la diminution pour le pain.

♦ Au total, la consommation de fibres est insuffisante à seulement 16 g/jour pour un objectif de 25 g/jour.

♦ La consommation de produits sucrés ne diminue pas, avec une forte proportion d’enfants ayant des apports qui restent élevés.

♦ Les apports en lipides qui demeurent trop élevés, notamment en acides gras saturés.

La question des personnes défavorisées dont la situation, d’après les données présentées est plus préoccupante, représente probablement le plus grand défi de ces prochaines années. Les données disponibles sont essentiellement déclaratives. Les quantités disponibles sont les quantités achetées et non pas celles qui sont réellement consommées. Certaines populations ne sont pas incluses dans ces études (DOM TOM, populations ne parlant pas français, personnes en institutions).

Il est clair que l’information ou l’éducation seules se révèlent insuffisantes, notamment pour qu’une offre alimentaire satisfaisante sur le plan nutritionnel soit le choix le plus accessible lorsque les contraintes financières sont majeures. L’usage de produits trop gras ou trop caloriques reste trop important par rapport à d’autres apports alimentaires.

L’obésité est probablement l’enjeu majeur de santé publique dans les pays de l’OCDE aujourd’hui. Il est très difficile de changer les comportements alimentaires et les autorités sanitaires doivent poursuivre leurs efforts sur tous les champs par une politique nutritionnelle de plus en plus volontariste.
Les résultats actuels, pour encourageants qu’ils soient, sont encore insuffisants et très fragiles. La population française reste très vulnérable car les évolutions des années 2000 ne montrent pas d’infléchissement durable en particulier pour l’obésité des femmes. Les évolutions constatées dans d’autres pays invitent à redoubler d’efforts et de vigilance.


2- Le Plan National Nutrition Santé 2006-2010

Il s’appuie sur plusieurs objectifs clés :
›une meilleure coordination nationale et une implication des collectivités territoriales Il existe une forte coordination de l’action des départements ministériels autour du ministère chargé de la santé ; ce qui apporte une plus grande cohérence aux actions.

Il est indéniable qu’aujourd’hui, la politique de l’alimentation mise en œuvre par le ministère de l’agriculture et de la pêche prend en compte la dimension de santé des apports alimentaires.
Il en est de même avec le ministère de l’éducation nationale : la suppression de la collation matinale en école primaire est progressivement mise en œuvre, les distributeurs payants d’aliments ont été supprimés des écoles depuis septembre 2005.

Il faut maintenant amplifier la mobilisation des collectivités territoriales, notamment les communes dont plus de 120 ont aujourd’hui signé la charte des « villes actives du PNNS ».
Le nombre de villes mobilisés doit progresser.
De plus, les conseils généraux sont appelés, depuis janvier 2008 à signer eux aussi une charte « Départements actifs du PNNS ». Le premier, la Moselle, vient de la signer.

›une éducation, une communication et une information ciblées
Les Français ont plus de lisibilité sur les actions de santé publique à mener grâce à des prises de parole coordonnées et de plus en plus fréquentes sur la question nutrition santé. La validation scientifique par l’Agence française de sécurité sanitaires des aliments (l’AFSSA),  es repères de consommation pour la population française, a permis à l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) de diffuser près de 25 millions de guide nutrition du PNNS (pour tous, pour les parents, pour les plus de 55 ans, pour les adolescents).

Près de 500 000 outils destinés au dépistage du surpoids et de l’obésité chez les adultes et les enfants ont été fournis aux professionnels de santé. Des campagnes nationales de sensibilisation à la pratique de l’activité physique quotidienne, à la limitation de la consommation de produits gras et sucrés, à la promotion de la consommation de fruits et légumes frais en conserve ou surgelés ont été menées et ont eu un impact fort, toujours évalué par l’INPES.
D’autres campagnes et guides sont envisagés pour les personnes en situation de vulnérabilité.

›les messages sanitaires sur les actions de promotion pour aliments et boissons La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique prévoit que les messages publicitaires en faveur des boissons avec ajouts de sucre, de sel ou d’édulcorant de synthèse et des produits alimentaires manufacturés contiennent une information à caractère sanitaire.
A défaut de l’apposition de ce message sanitaire, l’annonceur ou le promoteur doit s’acquitter d’une contribution financière reversée à l’Institut national pour la prévention et l’éducation pour la santé (INPES) pour conduire des actions d’éducation nutritionnelle.

Le décret du 27 février 2007 et l’arrêté du 27 février 2007 sont venus fixer les conditions d’application de la loi notamment en déterminant le contenu de l’information sanitaire. Le montant de la taxe qui sera collectée pour la première fois en 2008 devrait être compris entre 900 000 et 3 millions d’euros.

›la formation des professionnels
Le rapport commandé en mai 2005 par le ministre chargé de la santé au Pr Ambroise Martin sur la question de la formation en nutrition des professionnels de la santé mais aussi d’autres domaines (social, alimentation…) doit être remis très prochainement à la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

Ses conclusions permettront de réaliser des actions concrètes et adaptées visant à combler les lacunes de la prévention et de la prise en charge des pathologies liées à la nutrition pour les rendre plus cohérentes, efficaces et efficientes.

›le budget du PNNS pour 2008
Ce budget s’élève à 15,3 M€ soit :
4,4M€ sont prévus sur le programme santé publique du ministère chargé de la Santé, de la Jeunesse et des Sports (hors budget INPES et budget recherche - Agence nationale de recherche) pour le financement des actions préalablement engagées et le développement de nouveaux projets :
- la promotion des fruits et des légumes dans les écoles ;
- le développement de la consommation de pain farine type 80 ;
- la réduction de la consommation de sel ;
- les études relatives à la question de l’image du corps ;
- la formation des professionnels des collectivités territoriales
- les études et expérimentations relatives aux liens entre nutrition et cancer.

10,9 M€ sont alloués à l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé.





Suite et fin du rapport en dossier: Cliquez ici



















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