...Suite de l'article "arrêtons le massacre!)
DOSSIER EN CONSTRUCTION
Tout d’abord, la question soulevée ici c'est:
En quoi une poudre protéiné peut m'aider ?
Réponse: Elle m'aide grâce à sa teneur en acides aminés :
Les acides aminés sont de courtes chaines de proteines. Une protéine
complète est composée de quelques 20 acides aminés différents.
Certains d’entre eux, comme c’est le cas des BCAA’s, sont plus importants que d’autres. Les BCAA’s (« Branched Chain Amino
Acids », Acides aminés branchés ou ramifiés en Français) sont les seuls acides aminés que votre organisme ne peut fabriquer. C’est en ce sens
qu’ils sont essentiels !
Ils s’agit de la valine, la leucine et l’isoleucine, indispensables à la synthèse protéique (processus de croissance des fibres
musculaires).
L’arginine est cruciale pour stimuler la production de monoxyde d’azote (NO) cf article consacré, CLIQUEZ ICI. Le NO possède de nombreuse propriétés capitales pour la prise de masse : stimulant le débit sanguin à
destination des muscles, elle apporte à ces derniers davantage de nutriments, d’hormones anabolisantes et d’oxygène.
La glutamine est également très importante car, en + d’une multitude d’avantages, elle permet à la synthèse protéique de rester élevée et ralentit la dégradation des protéines musculaire.
Les bienfaits sur la santé :
La protéine, utilisée à bon escient, représente un excellent moyen d’améliorer la santé physique. Je précise bien « utilisée à bon escient » car, comme tout autre chose, la protéine consommée en
excès peut cependant être néfaste. Manger trop de riz et vous aller être malade, manger trop de sucreries et vous aller être malade, consommez trop de protéines et vous aurez simplement le même
résultat !
Les protéines de soja par exemple, protège contre les maladies cardiovasculaires mais protège aussi contre de nombreux cancers.
La whey, extraite du lait, est une excellente source de calcium (os et dents) et active l’utilisation des graisses, elle réduit les risques de
maldies cardiovasculaire (car abaisse la tension artérielle et augmente la vasodilatation). Elle possède en outre des propriétés antioxydante (grâce au glucathion) et protège
égalment contre certains cancers, et abaisse le taux de LDL (mauvais cholestérol) !
Stimulation de la synthèse protéique et inhibition de la dégradation musculaire :
Les protéines favorisent la croissance musculaire en intensifiant la synthèse protéique. Donc, « construisent » radicalement le muscle.
Mais la capacité d’une protéine ne s’arrête pas là ; elle stoppe également la dégradation des protéines musculaires !
Pour optimiser une prise de masse, il est essentiel d’encourager la synthèse tout en freinant la destruction, la protéine à ce rôle.
A present, quelques notions de biologie pour en comprendre le fonctionnement.
Introduction
• Les protéines sont renouvellées en permanence par des processus biochimiques consommant de l’énergie et associant synthèse et catabolisme protéique. Le
renouvellement protéique est modulé par de multiples facteurs physiologiques et pathologiques
• Le maintien de la masse des protéines corporelles résulte de l’équilibre entre synthèse et catabolisme protéique selon un rythme dépendant des apports alimentaires.
La régulation du métabolisme protéique par les hormones et les substrats énergétques s’exerce soit sur la synthèse, soit sur le catabolisme, soit sur les deux pour promouvoir l’anabolisme ou un
catabolisme protéique net.
• Les méthodes d’exploration du métabolisme protéique ont des limites qui doivent être considérées lors de leur application pour l’évaluation clinique ou la recherche fondamentale • Les besoins
en protéines doivent être assurés par un apport suffisant à la fois en azote et en acides aminés essentiels, par l’ingestion de protéines d’origine animale et/ou
végétale
Les protéines
Une protéine est une molécule comportant de l'azote et composée d'une séquence d'acides aminés (au nombre de 20) reliés par des liaisons peptidiques. La séquence détermine la
structure primaire de la protéine, la configuration de la chaine peptidique dans l'espace détermine les structures secondaires et tertiaires, l'association de plusieurs chaînes peptidiques
détermine la structure quaternaire.
Par convention, une protéine comportant moins de 50 acides aminés est appelée peptide.
La taille d'une protéine est extrêmement variable de quelques centaines à plusieurs millions de kilo-daltons. De même, les protéines ont de très nombreuses fonctions : protéines de structure
(collagène...), protéines contractiles (myosine...), protéines de transport (albumine...), protéines immunitaires (immunoglobulines), protéines enzymatiques, hormones, récepteurs, etc....
Malgré ces structures et fonctions très variables, toutes les protéines ont en commun une propriété, leur renouvellement permanent schématisé sur la figure 1.
1) Paramètres cinétiques du métabolisme protéique
Les principales voies de production et d'utilisation des acides aminés et des protéines sont indiquées sur le schéma et les chiffres indiqués à titre indicatif correspondent approximativement aux
valeurs observées chez l'adulte en bonne santé:
- la synthèse protéique :
elle se fait à partir d'un pool (compartiment) d'acides aminés libres de très petite taille, environ 70 g (soit moins de 1% des acides aminés de l'organisme) lui-même compartimenté en 2 pools
extracellulaire et intracellulaire, ce dernier représentant environ 95% des acides aminés libres et étant le véritable précurseur de la synthèse.
- la protéolyse (ou dégradation protéique) libérant des acides aminés dans le pool - ces deux phénomènes de synthèse protéique et de protéolyse sont simultanés et constituent le renouvellement
(turnover) protéique.
L'équilibre entre synthèse et protéolyse est responsable de la conservation de la masse protéique. Une synthèse supérieure à la protéolyse résulte en un gain protéique net (ou accrétion
protéique) improprement appelé anabolisme protéique. A contrario, une protéolyse supérieure à la synthèse résultera en une diminution de la masse protéique.
- la dégradation irréversible des acides aminés correspond à l'oxydation de ces derniers et résulte en une production d'azote et de CO2.
- les apports protéiques compensent les pertes d'acides aminés, la différence entre apports et pertes constituant le bilan protéique (ou bilan azoté) et correspondant également à la différence
entre synthèse et protéolyse protéique à condition que la taille du pool d'acides aminés libres ne varie pas, ce qui est le cas la plupart du temps.
2) Renouvellement des protéines
Il existe plusieurs dizaines de milliers de protéines, différentes dans leurs structures et leurs fonctions chez les mammifères.
Ces protéines participent de façon très variable au renouvellement protéique global en fonction de :
- de l'importance quantitative de la protéine considérée et à ce titre les organes les plus importants sont le muscle, l'intestin, le foie et la peau. - de la rapidité du renouvellement de chaque
protéine considérée individuellement.
Cette rapidité est très variable, pratiquement nulle pour certaines protéines du cristallin, très importante pour certaines protéiques hépatiques exportées (à titre d'exemple, la totalité du
stock corporel d'apolipoprotéines B100 des VLDL est renouvelée 3 fois par jour).
Ainsi, le renouvellement des protéines musculaires représente environ 20% du renouvellement protéique total, celui du foie environ 10% (la masse hépatique est très inférieure à la masse
musculaire mais ses protéines sont renouvelées beaucoup plus rapidement), les protéines de la peau et du tube digestif constituant les deux autres participants importants (environ 15 %
chacun).
Ces pourcentages indicatifs varient en fonction de l'âge, et probablement de l'espèce.
D'un point de vue nutritionnel, il est habituel de considérer l'ensemble du métabolisme protéique selon ce schéma général dont le caractère très (trop) global doit cependant être gardé en
mémoire. Les valeurs de renouvellement indiquées sur le schéma correspondent à celles observées chez un adulte de 70 kg en bon état nutritionnel.
Il est habituel d'exprimer la synthèse protéique et la protéolyse par kg de poids corporel, ce qui correspond à environ 4 g de protéine synthétisée et dégradée par kg de poids et par jour. En
l'absence de croissance, la masse protéique reste stable et la synthèse est donc égale à la protéolyse sur une période de 24 h.
3) Les variations du renouvellement protéique sont importantes en fonction de l’état physiologique et de différents états pathologiques :
- selon l'âge : le renouvellement protéique est beaucoup plus rapide chez le nouveau-né (10 à 15 g/kg/jour), la synthèse étant supérieure à la protéolyse, ce qui résulte en un gain
protéique 1 à 1,5 g de protéine/kg/jour (correspondant à un gain pondéral de 20 à 30 g/jour composé de 12 % de protéines).
Chez le sujet âgé, le renouvellement protéique semble ralenti mais est normal s’il est exprimé par kg de masse maigre
- selon l'état nutritionnel : le renouvellement protéique diminue au cours du jeûne, la protéolyse restant supérieure à la synthèse protéique, ce qui induit un bilan protéique négatif
- selon l'état pathologique : en règle générale les situations dites cataboliques, comme un syndrome inflammatoire, entraînent une augmentation importante du renouvellement protéique qui peut
être multiplié par 3 à 4, la protéolyse étant cependant supérieure à la synthèse protéique et résultant en des pertes protéiques massives avec réduction de la masse protéique.
Au total, ces trois situations soulignent la possible dissociation entre un gain protéique d'une part et une synthèse protéique d'autre part : une synthèse protéique élevée (comme chez le patient
brûlé) n'est pas forcément associée à un gain protéique (protéolyse accrue).
Enfin, les différentes variations constatées au niveau du métabolisme protéique du corps entier ne portent pas de façon similaire sur le métabolisme des différents compartiments protéiques :
ainsi au cours des situations cataboliques, l'accélération du renouvellement protéique hépatique participe de façon majoritaire à l'accélération du renouvellement protéique global.
4) Quelle est la finalité du renouvellement protéique ?
L'existence d'un renouvellement protéique relativement rapide permet une meilleure adaptation aux différentes circonstances nutritionnelles et physiopathologiques.
Il permet également l'élimination de protéines vieillies, ne pouvant plus remplir leurs fonctions physiologiques de façon satisfaisante. Enfin, son rôle dans la reconnaissance immunitaire par la
génération de peptides est important.
Par rapport à la figure du schéma général, nous considérerons le pool d'acides aminés libres comme élément central du métabolisme protéique et envisagerons successivement les voies d'utilisation
des acides aminés et les voies de production de ces acides aminés.
Le métabolisme de chaque acide aminé ne sera pas considéré individuellement (bien que quelques exemples soient donnés) mais en relation avec le métabolisme protéique vu sous un angle
nutritionnel.